Domaine de la Tour Brune : Rencontre avec Emilie

Portraits de vignerons

Emilie et son chien Kobé m’ont accueillie pour découvrir les vins du domaine de la Tour Brune. Installée depuis 2017, cette vigneronne, originaire de la Rochelle, travaille 85 ares. Pour une palette sensorielle complète, elle cultive aujourd’hui 5 cépages : le chenin, le grolleau, le pineau d’Aunis, le cabernet franc et le gamay ! Pas de quoi s’ennuyer !

La Chine, le Tibet… elle en a vécu des expériences, Emilie ! Elle raconte d’ailleurs que Hong Kong étant la plateforme des vins en Asie : en y séjournant, elle a appris à découvrir le vin vivant. De retour en Anjou, elle s’est formée auprès de la Paonnerie, notamment, avant d’acquérir ses parcelles entre Chaudefonds sur Layon et Chalonnes sur Loire.

Travailler seule presque un hectare, c’est du boulot ! Heureusement, Emilie a su s’entourer des meilleurs alliés : les animaux. Même si Kobé est très mimi, je pensais plutôt aux poulettes et aux canards qui vivent dans les parcelles : ils apportent un travail de la terre considérable. Les poules grattent et les canards tondent, en plus de l’apport d’azote que j’avais expliqué dans mon article sur les poules.

Et les vignes ne s’en portent que mieux ! Emilie a récupéré les parcelles d’une agriculture conventionnelle et s’est, de suite, attelée à la conversion. La parcelle de cabernet franc, notamment, où séjournent les poules, était sûrement la plus capricieuse. Aujourd’hui, le 27 novembre, c’est la dernière du domaine à avoir des feuilles !

Les animaux dans les vignes, c’est une belle expérience qu’Emilie aimerait explorer à plus long terme avec des cochons ou bien des moutons ! 😊 Elle pense aussi demander un coup de main à son cheval de temps en temps.

Mais pour faire du bon vin, il ne faut pas se contenter de chouchouter ses vignes ! Emilie s’attèle donc aussi à un soin complet pour ses levures en pleine fermentation : elles ont droit à un concert de diapason chaque jour. Après tout, nous aussi on commence mieux une journée après une séance de bol tibétain. 😉

Et dans nos verres, ça donne un excellent nectar porté à fond sur le fruit !

Nous avons goûté ensemble le Gamay 2018 et le Chenin 2018, qu’elle a vinifié en sec parce que c’est ce qui lui plait (mais elle l’avait vinifié en moelleux l’année précédente puisque c’est ce qui plait à la vigne, chacun son tour 😉)

Et oui on ressent qu’Emilie est très à l’écoute de ses vins et communique beaucoup avec eux. D’ailleurs quand elle nous a avoué qu’elle ne vinifierait peut-être pas du rosé chaque année, puisque c’est moins intéressant, elle a regardé sa cuve d’un coin de l’œil pour ne pas la vexer. 😊

J’ai aussi beaucoup aimé les noms des cuvées : toutes des prénoms féminins pour rendre hommage à des nanas de caractère. Par exemple, Maia, son Gamay est le prénom d’une danseuse étoile russe qui a patiné jusqu’à ses 75 ans ! Le Chenin porte le nom de Zetian, la seule impératrice régnante de toute l’histoire de la Chine !

Ça en jette ! 😉

Victime de son succès, Emilie a souvent trop peu de quilles à distribuer, pourtant ça vaut bien le coup d’aller les goûter !

Topette ! 🍷

Publié par Mathilde Aumont

Jeune du vin, originaire de la vallée du Layon. Passion nature, biodynamie et tout ce qu'on ne comprend pas toujours A la recherche d'un job en oenotourisme

2 commentaires sur « Domaine de la Tour Brune : Rencontre avec Emilie »

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